Marche Verte : Quarante-Six Ans Après,L’esprit De La Marche Verte Anime Toujours L’élan De Développement Des Provinces Du Sud

2 Spécial Marche Verte SAMEDI 6 NOVEMBRE 2021 Le quarante-sixième anniversaire de la Marche Verte, une étape phare dans le processus de parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume Une épopée glorieuse qui illustre la forte cohésion entre le Trône et le peuple L e peuple marocain célèbre, ce samedi, le 46e anniversaire de la Marche verte, une étape phare dans le processus du parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume. Cette épopée glorieuse, initiée de main de maître par Feu S.M. Hassan II, il- lustre la forte cohésion entre le Trône et le peuple ainsi que l’unanimité au- tour des constantes et des valeurs sa- crées de la nation marocaine. Le 46e anniversaire de la Marche verte est ainsi l’occasion de se remémorer com- ment plus de 350.000 volontaires ci- vils, venant des quatre coins du pays, ont convergé de manière organisée et paisible, vers le sud du Royaume, tra- versant à pas sûrs les frontières chimé- riques et hissant fièrement le drapeau national dans le ciel de ce territoire qui a toujours fait partie intégrante du Ma- roc. Cette marée humaine a répondu de manière spontanée à l’appel lancé par Feu S.M. Hassan II, illustrant, comme souvent dans l’histoire du Royaume, la parfaite symbiose entre le glorieux Trône Alaouite et le peuple marocain. L’appel de Feu S.M. Hassan II, lancé le 16 octobre 1975, est intervenu après la confirmation par la Cour interna- tionale de justice (CIJ) de La Haye de l’existence de liens juridiques et d’allé- geance entre les Sultans du Maroc et les tribus sahraouies. L’avis de la CIJ, qui avait expliqué que le Sahara n’a jamais été «terra nullius» et qu’il y avait des «liens juridiques d’allégeance» entre ce territoire et le Royaume du Maroc, représentait une reconnaissance de la légitimité des revendications du Maroc pour le recouvrement de ses territoires spoliés et a servi d’élément déclencheur pour cette marche qui a abouti à la li- bération des provinces du Sud. Inscrit en lettres d’or dans l’Histoire du Maroc, cet événement, qui a permis de libérer le Sahara du joug colonial, témoigne de la volonté de toute une Nation d’enta- mer sa marche vers le développement durable, global et harmonieux. Une communion indépassable entre le Roi et le peuple Pour toutes ces raisons, la commémo- ration de la Marche verte restera tou- jours un motif de fierté et une source d’inspiration pour la poursuite de l’édification d’un Maroc uni, moderne et solidaire. Par sa dimension politique et historique, elle avait marqué les es- prits, tant par son caractère inédit que par l’ingéniosité de son initiateur, Feu S.M. Hassan II, le Roi unificateur qui a réussi de manière civilisée et pacifique à faire hisser le Drapeau national dans le ciel de Laâyoune, annonçant ainsi la fin de la présence coloniale dans le Sahara marocain. Le 16 octobre 1975, Feu S.M. Hassan II annonça l’organi- sation d’une marche populaire pour libérer les territoires spoliés du Sahara marocain. Le 6 novembre au matin, à partir du point de contrôle d’Agadir, le Souverain ordonna la marche et fit déployer quelque 350.000 marcheurs qui, en quelques heures, franchirent les barbelés arbitraires érigés en guise de frontière. La veille, dans une allocution célèbre, prononcée dans la même ville, le Sou- verain s’était adressé aux volontaires de la Marche en leur recommandant de saluer tout Espagnol que la com- munauté des marcheurs rencontrerait. «Et si d’aventure, avait-il précisé, il tire sur toi, poursuis ta Marche, armé de ta seule foi que rien ne saurait ébranler». Ce n’est donc pas sans émotion que la mémoire collective se remémore ces moments glorieux de l’histoire du Maroc, la symbolique d’une commu- nion indépassable entre le Roi et Son peuple. La Marche verte couronnait, en effet, un long combat fait de démarches diplomatiques et de luttes diverses. Elle constituait également une parade complémentaire, ce que les obser- Le 16 octobre 1975, Feu S.M. Hassan II annonça l’organisation d’une marche po- pulaire pour libérer les territoires spoliés du Sahara marocain. Cette annonce est intervenue après la confirmation par la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye de l’existence de liens juridiques et d’allégeance entre les Sultans du Maroc et les tribus sahraouies. L’avis de la CIJ, qui avait expliqué que le Sahara n’a jamais été «terra nullius» et qu’il y avait des «liens juridiques d’allégeance» entre ce territoire et le Royaume du Maroc, représentait une reconnaissance de la légiti- mité des revendications du Maroc pour le recouvrement de ses territoires spoliés et a servi d’élément déclencheur pour cette marche qui a abouti à la libération des provinces du Sud. La commé- moration de la Marche verte restera toujours un motif de fierté et une source d’inspiration pour la pour- suite de l’édi- fication d’un Maroc uni, moderne et solidaire. vateurs avaient qualifié de «coup de génie du Roi Hassan II» aux conclu- sions judicieuses de la Cour de La Haye. Après trois semaines labo- rieuses de préparatifs, la Marche verte fut lancée le 6 novembre 1975 dans un mouvement d’exaltation et de sym- biose populaires. Les presses écrite et audiovisuelle avaient été conviées à couvrir l’un des événements les plus grandioses qui constituent toujours une nouvelle étape dans l’histoire du peuple marocain. La mobilisation de 350.000 volontaires, sa gestion assu- rée à travers une organisation remar- quable et la sympathie internationale dont elle bénéficia avaient contribué à son succès. Cette Marche se poursuit aujourd’hui sous le Règne de S.M. le Roi Mohammed VI à travers une série de projets d’envergures ayant marqué une véritable mue économique et sociale des provinces du Sud. À cet élan vient s’ajouter une percée diplomatique que rien ne semble pouvoir compromettre, avec l’ouverture de plusieurs repré- sentations de pays étrangers dans les villes de Laâyoune et Dakhla, deux hubs économiques en devenir. Il reste que la Marche verte, unique en son genre, constitue une manière d’épopée et l’exemple le plus significatif d’un patriotisme farouche et de la sym- biose entre le Trône et le peuple ma- rocain. Les combats et les défis que le Maroc n’a cessé de relever par la suite se sont inscrits dans une logique de mobilisation qui est l’une des caracté- ristiques principales de notre Histoire moderne. n

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